jeudi 22 septembre 2016

Sombre


Le jeu de rôle horrifique est tiraillé entre deux nécessités contradictoires : d'une part, il doit faire peur aux protagonistes de l'histoire, d'autre part ceux-ci sont des héros qui vont - une fois de plus - sauver le monde, et rien de bien fâcheux ne peut donc leur arriver. Beaucoup d'auteurs de jeux ont tenté de réconcilier ces deux nécessités, en les équilibrant comme ils le pouvaient. L'Appel de Cthulhu, Kult, Unknown Armies et plus récemment Within en sont les témoignages.

Et puis, il y a Sombre.



Johan Scipion, l'auteur de ce jeu, est manifestement un fan de films d'horreurs. Il a probablement vu des centaines de films de slasher, de zombies, et autres histoires de personnes ordinaires tentant de survivre face à un péril mortel.

Tout ce matériel a servi de base aux règles minimalistes de Sombre. Dans ce jeu, la feuille de personnages se réduit à sa plus simple expression : les personnages sont définis par un métier, une personnalité, un avantage, un désavantages et deux caractéristiques (Esprit et Corps) qui servent à la fois de jauge de santé physique et mentale et de base pour déterminer les chances de succès d'une action.

Johan Scipion résoud le paradoxe du héros de façon assez simple : les joueurs ne sont pas les héros de l'histoire. Dans Sombre, les joueurs incarnent des victimes dans un film d'horreur. En fait, il y a de grandes chances que lorsqu'arrivera le générique de fin, ils soient tous morts, dévorés par des zombies, découpés en morceaux par leur némésis ou simplement parce qu'ils se seront entretués.


Bien sûr, ce ne sont pas des victimes volontaires, et ils ne se laisseront pas mener à l'abattoir si aisément. C'est bien le but de l'exercice : il s'agit de survie, de voir combien de temps ils vont tenir face à l'adversité.

Je l'avoue, ma première partie de ce jeu m'a un peu déçue : trois personnages sur quatre ont atteint le générique de fin. C'est beaucoup trop. Un film d'horreur qui fini presque bien, en somme. Il faut dire que les joueurs ont fait montre d'une chance insolente aux dés dans tous les moments importants.

Qu'à cela ne tienne. Je trouverai d'autre victimes. Et ils ne s'en sortiront pas si facilement...

4 commentaires:

Johan Scipion a dit…

Hello Sherinford.

Viens donc, si le cœur t'en dit, nous raconter ta partie de House sur le fil dédié du forum officiel de Sombre : http://www.terresetranges.net/forums/viewtopic.php?pid=3532#p3532

Je me ferai un plaisir de t'aider à améliorer ton taux de létalité. ^^

Sherinford a dit…

Je dois le faire rejouer à la mi-octobre. Je verrai ainsi si c'est juste une question de bol, ou si c'est moi qui suis trop sympa.

Johan Scipion a dit…

Si tu ne l'as déjà fait, zieute le lien que je t'ai donné dans mon comm' précédent. Les CR des autres meneurs que moi surtout. C'est une mine d'or en préparation de partie.

Sherinford a dit…

Merci pour le tuyau, Johan. Je maîtrise le scénario une seconde fois en octobre. Je te tiens au courant.