mercredi 17 janvier 2018

Une fin d'année 2017 Apocalyptique


Il faut que je me rende à l'évidence : je ne suis pas un bloggeur. Tenir un blog implique en effet une certaine régularité, et c'est un exercice auquel j'ai beaucoup de mal à me plier : ma vie est globalement fort remplie, entre le boulot, les nécessaires activités sportives, les jeux, et le reste... Vous aurez remarqué que je ne parle pas des enfants : j'aurais fort mauvaise conscience de me plaindre de ceux-ci : ils sont aujourd'hui globalement autonomes, et il ne faudrait plus grand chose pour qu'ils le deviennent entièrement. Quoiqu'il en soit, je remarque en ce début d'année 2018 que j'ai honteusement négligé ce blog, qui n'affiche que trois articles en 2017, contre sept en 2016, ce qui n'était déjà pas beaucoup. Aussi ne m'est-il pas difficile de promettre de faire mieux en 2018 : ça peut difficilement être pire.

Mais ce premier article de l'année ne va pas porter sur mes bonnes résolutions, mais plutôt faire le bilan de ma fin d'année 2017, qui se révéla tout à fait apocalyptique... Je ne fais évidemment pas référence à ma double entorse qui m'oblige aujourd'hui à boitiller chez le kiné en lieu et place de mes activités sportives habituelles, mais bien au fameux système "apocalypse" de Vincent Baker, qui s'est vu décliner en une myriade d'autres jeux... Grâce à Bundle of Holding, un site de vente en gros de jeux de rôles en pdf, j'ai pu mettre la main que quelques-uns de ces jeux, et je me suis empressé d'essayer deux d'entre eux au Club.

Le premier, intitulé Spirit of 77, vise à émuler les séries télés de mon enfance, parmi lesquelles on trouve notamment l'Agence tous risque, l'Homme qui valait 3 milliards, Super Jaimee, les drôles de dames, etc.  Ce jeu embrasse donc un grand nombre de genres différents. Mes joueurs ont optés pour quelques personnages assez hauts en couleurs : un rocker sulfureux à la recherche de notoriété, une séductrice glamour amie du premier et un détective assisté par un robot high-tech qui n'est pas sans rappeler R2-D2. Sur deux séances, leurs aventures les ont amené à enquêter sur le meurtre du manager du rocker ainsi que sur la disparition d'une jeune femme. 


Le deuxième, Monster of the Week, s'inspire plutôt de séries comme Buffy the Vampire Slayer, X-Files ou encore Grimm... Les héros interprètent des chasseurs de monstres qui doivent réduire à néant les plans néfastes de la dernière menace qui plane sur la ville. Mes joueurs ont choisi comme cadre de campagne la grande ville mexicaine de Chihuahua, connue pour être le terrain de jeu d'un certain nombre de cartels. Leurs personnages sont un criminel plus ou moins réformé, un monstrueux homme-lézard capable de prendre apparence humaine, une jeteuse de sort et un ange déchu. Ensemble, ils ont passé la première séance à pourchasser un très jeune vampire incapable de se contrôler assisté par un de ses amis.



Alors, que penser au final de ces jeux "propulsés par l'apocalypse" ? Après 3 séances, il m'est difficile de donner un avis parfaitement circonstancié, mais une chose est certaine : ces jeux présentent un grand intérêt pour les maîtres de jeux qui ne veulent pas passer trop de temps à préparer leurs parties. Au-delà de quelques règles relativement simples à assimiler et de quelques principes, ce type de jeu a été clairement pensé pour laisser une grande place à l'improvisation, et il est tout à fait possible, voire conseillé, de mener sa première partie en ayant juste jeté quelques idées sur une feuille de papier.

Alors bon, ces jeux ne conviendront sans doute pas à tout le monde. Oui, c'est bien à toi que je pense, le roliste qui ne jure que par des manuels de règles de plus de 400 pages ou des suppléments de contexte et autres "clanbooks" en cascades. Ils ne sont probablement pas non plus conçus pour les campagnes fleuves qui s'étendent sur plusieurs années de jeu. Mais pour faire des mini campagnes d'une dizaine de scénarios ou pour les maîtres de jeux pressés, ces jeux présentent un intérêt indéniable.


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