mardi 13 septembre 2016

Retour aux sources




Il y a quelques mois, j'ai décidé de me remettre au jeu de rôle. Cela faisait longtemps : j'avais mis ce loisir de côté pour l'échanger contre des plaisirs plus immédiats, comme le jeu de plateau ou le jeu vidéo... 

On ne s'en rend pas compte au départ, mais chacun de nous met sa vie entre parenthèses au moment de faire des enfants. Les heures consacrées aux loisirs deviennent des moments partagés en famille, et même si notre intention première est de ne pas mettre de côté ce qui nous a apporté beaucoup de joie, il est malaisé de concilier parentalité et parties de jeu jusqu'à 2 heures du matin.

Cependant, l'adolescent a d'autres besoins : il souhaite avant tout qu'on le laisse en paix pendant qu'il dévore des romans de bit-lit par douzaine, regarde ses séries préférées sur Netflix, ou joue à League of Legends avec ses camarades. La fonction de parent se réduit alors à la logistique entourant ces diverses activités : pour autant que le wifi reste allumé, leur absence du domicile pendant quelques heures est à peine remarquée par la marmaille, trop heureuse de profiter de cette autonomie.

Mais l'autonomie de mes ados n'est évidemment pas le facteur principal qui me fait replonger dans la marmite originelle du jeu de rôle. Après presque 8 ans consacrés jeux vidéos, j'ai en effet l'impression d'avoir fait le tour de ce média qui se renouvelle assez peu, en dehors de la performance graphique de plus en plus photo-réaliste.

J'ai donc repris le chemin des livres de règles il y a quelques mois, à la recherche d'un système et d'idées pour relancer quelques parties de jeux. J'ai ainsi parcouru quelques jeux de ma ludothèque auxquels je n'avais pas encore accordé l'attention qu'ils méritaient : Sens, Shayo, Within, Oltréé et Sombre...

Mon idée, au départ, était de rassembler quelques anciens joueurs autour de notre table de salon. Cependant, le déménagement de la Guilde de l'Opale Noire dans un local situé à Farciennes m'a offert l'opportunité de reprendre contact avec les membres de ce club, pour lequel j'avais écrit, dans les années 2000, quelques scénarios pour leurs "24 heures de jeu de rôle".

C'est donc à la Guilde que j'ai maîtrisé "Sombre" pour la première fois le week-end dernier. Il s'agit d'un jeu dont les protagonistes principaux, interprétés par les joueurs, sont des personnages de films d'horreur, à savoir des victimes. Les règles sont calibrées en fonction de ce canon, et au fur et à mesure de l'avancement de la partie, les caractéristiques des joueurs diminuent drastiquement, les plongeant peu à peu dans la folie et la déchéance physique. Le jeu s'est avéré suffisamment fluide pour que tout le monde comprenne son fonctionnement d'emblée. Seul bémol : trois personnages sur quatre ont survécu au scénario, ce qui me paraît beaucoup (les jets de dés des joueurs ont été particulièrement chanceux).

Dans le même élan, j'ai ressorti mes figurines, et mes pots de peinture. J'ai en effet en réserve des centaines de figurines de marques diverses qui n'attendent que mon bon vouloir pour être montées et mises en valeur.

Pragmatique, j'ai commencé par terminer quelques modèles commencés il y a de longs mois et stockés ça et là dans mes armoires. Le but est de me refaire la main avant de me lancer dans des projets plus sérieux. Assez étonnamment, je n'ai pas trop perdu de ma dextérité, et ce sont plutôt mes yeux qui me posent problème : désormais, pour peindre comme pour lire, il faut que je chausse mes lunettes...

1 commentaire:

gregory dehongher a dit…

Cool le retour au source. De mon côté c'est mes filles de 15 et 17 ans que j'ai initié au jeux de rôle. Elles ont trouvé cela génial et bien plus divertissant qu une partie de jeu vidéo. .... comme quoi

Mcgregus (Gregory D)